• La jeunesse et le matin du printemps


    C'était ce printemps - Genêts d'or - Votre jardin resplendit au printemps ? Montrez-le !

     

     

    C'était ce printemps - Jasmin - Votre jardin resplendit au printemps ? Montrez-le !

     

     

    C'était ce printemps - Une anonyme - Votre jardin resplendit au printemps ? Montrez-le !

     

     

    C'était ce printemps - Allée de rose vêtue - Votre jardin resplendit au printemps ? Montrez-le !

     

     

    C'était ce printemps - Pain d'épices - Votre jardin resplendit au printemps ? Montrez-le !
     

    Quelles plantes cultivez-vous ?

    Les rayons du soleil encore acide doraient les mimosas et apportaient les abeilles Entre ombre et lumière les marguerites du Cap buvaient le matin tiède Ecarter les grappes de glycine pour monter dégageait un parfum inoubliable L'odeur pâle des roses se glissait parmi celle plus colorée des oeillets et les cistes renonçaient à défroisser leurs corolles de soie Que dire de la saveur de pain d'épices de la pyramide miellée du néflier ? Et le jasmin, et les genêts, et les iris qu'il ne faut pas oublier, dont l'odeur nous ravit. J'en ai pourtant oublié : les pervenches, les violettes, les campanules... Etc.

    Je passerais des siècles à tout respirer, à tout contempler.

    La jeunesse et le matin du printemps

    C’est la jeunesse et le matin.
    Vois donc, ô ma belle farouche,
    Partout des perles : dans le thym,
    Dans les roses, et dans ta bouche.
    L’infini n’a rien d’effrayant ;
    L’azur sourit à la chaumière ;
    Et la terre est heureuse, ayant
    Confiance dans la lumière.
    Quand le soir vient, le soir profond,
    Les fleurs se ferment sous les branches ;
    Ces petites âmes s’en vont
    Au fond de leurs alcôves blanches.
    Elles s’endorment, et la nuit
    A beau tomber noire et glacée,
    Tout ce monde des fleurs qui luit
    Et qui ne vit que de rosée,
    L’œillet, le jasmin, le genêt,
    Le trèfle incarnat qu’avril dore,
    Est tranquille, car il connaît
    L’exactitude de l’aurore.
    **ALAIN**
     

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  • **Printemps est bientôt La**

    Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
    Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
    Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
    Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
    Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
    L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
    Il semble que tout rit, et que les arbres verts
    Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
    Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
    Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
    A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
    Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

    **ALAIN BELGIQUE**

    *BIENTÖT LE PRINTEMPS*

    **LE PRINTEMPS**

    Les bourgeons verts, les bourgeons blancs
    Percent déjà le bout des branches,
    Et, près des ruisseaux, des étangs
    Aux bords parsemés de pervenches,
    Teintent les arbustes tremblants ;
    Les bourgeons blancs, les bourgeons roses,
    Sur les buissons, les espaliers,
    Vont se changer en fleurs écloses ;
    Et les oiseaux, dans les halliers,
    Entre eux déjà parlent de roses ;
    Les bourgeons verts, les bourgeons gris,
    Reluisant de gomme et de sève
    Recouvrent l’écorce qui crève
    Le long des rameaux amoindris ;
    Les bourgeons blancs, les bourgeons rouges,
    Sèment l’éveil universel,
    Depuis les cours noires des bouges
    Jusqu’au pur sommet sur lequel,
    O neige éclatante, tu bouges ;
    Bourgeons laiteux des marronniers,
    Bourgeons de bronze des vieux chênes,
    Bourgeons mauves des amandiers,
    Bourgeons glauques des jeunes frênes,
    Bourgeons cramoisis des pommiers,
    Bourgeons d’ambre pâle du saule,
    Leur frisson se propage et court,
    A travers tout, vers le froid pôle,
    Et grandissant avec le jour
    Qui lentement sort de sa geôle,
    Jette sur le bois, le pré,
    Le mont, le val, les champs , les sables,
    Son immense réseau tout prêt
    A s’ouvrir en fleurs innombrables
    Sur le monde transfiguré. 

    **ALAIN**


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